Visite du champ d'ananas
mercredi 1 février 2012
François a été chauffeur et conduisait son propre minibus, mais il l'a vendu et a commencé à s'investir dans l'agriculture. Il dispose actuellement de 4 ha d'ananas, il a commencé en 2005 avec 1,5 ha. Son profit est toujours réinvesti dans l'activité, surtout pour l'achat de terrain. Pour cela il se sert également des crédits mutuels de MicroFinance. L'investissement pour un hectare coute autour de 200.000 FRw pour la plantation, ceci est sans entretien. Un hectare de terre s'achète à environ 1M FRw. Après 1 an on peut commencer à récolter l'ananas. Le prix de l'ananas est de 100-110 FRw le kg au marché local. Des commerçants des villes environnantes viennent également acheter. Par saison (3 mois), il peut récolter 3 tonnes d'ananas, ce qui fait 300.000 FRw, mais la récolte est variable par saison.
Il existe d'autres producteurs d'ananas à coté mais ils ne disposent pas de grandes superficies. Une fois ils ont essayé de se mettre ensemble mais ça n'a pas tenu.
Une fois il a demandé de l'aide à l'Agence d'Horticulture, mais ils ne l'ont pas aidé. Aussi l'agronome du district ne connait pas son champ, selon François. Mais il reçoit des services de conseil du centre des services aux coopératives.
Dans son champ il a planté une seule variété qu'il reproduit lui-même, appelé MD2. Il a une maladie dans son ananas qui fait jaunir les plantes et les tue à la longue. On lui a dit d'arracher les plantes malades, qu'il s'agirait d'un virus. Lui-même il croit plutôt que ça vient du sol : à une autre parcelle il a également planté et la maladie n'y est pas. Il n'a pas de contact avec la recherche agricole.
Avant de planter les ananas il a planté le manioc, pour lequel il a reçu des boutures à travers Ingabo. Il est memb

re d'Ingabo, il sait qu'Ingabo fournit des formations, mais il n'en a pas encore profité. Dernièrement il est venu demander conseil au niveau d'Ingabo.
Il voit qu'il peut avoir une valeur ajoutée au ananas brute s'il peut le transformer en jus, vin ou confiture. Lui-même il a une petite unité de transformation et mène actuellement un premier essai d'en faire du vin, le jus est très compliqué et demande la pasteurisation.
Généralement il récolte le jeudi et amène sa production au marché de vendredi. François sait que le prix à Kigali est meilleur, mais ce marché est trop loin et les ananas risquent de s'abimer en route. Les deux sujets sur lequel il voudrait bien recevoir de l'appui d'Ingabo sont la maladie et la mise en marché de sorte de gagner un meilleur prix.
